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GuideÉlectricité, puissance et raccordement

Protections électriques d’une borne de recharge : différentiel, disjoncteur et norme NF C 15-100

Par l’électricien qui dirige Ave Green, qualifié IRVE P1 · P2 · P3

Quel différentiel pour une borne de recharge ? Un différentiel 30 mA qui ne protège qu’elle : de type B, ou de type A ou F associé à une détection de courant continu de 6 mA, le plus souvent intégrée à la borne. C’est la règle de la norme NF C 15-100-7-722, publiée en 2024. La borne a aussi son propre circuit, qui part du tableau avec son disjoncteur. Dans une maison, une borne de 32 A (7,4 ou 22 kW) demande en général un disjoncteur de 40 A et un câble de 10 mm² au moins.

Électricien en polo noir qui serre au tournevis isolé les disjoncteurs d’un tableau électrique ouvert

Figure 1 · Du tableau à la borne

Au tableauUn départ dédiéen parallèle des autres circuits, pas derrière eux

Disjoncteur de branchementDépart de la borne30 mA40 AAutres circuits

Jusqu’à la borneCâble 3G10une borne de 7,4 kW, qui tire 32 A

Câble 3G107,4 kWLNPEDétection
6 mA
Terre
Exemple pour une maison, avec une borne qui intègre la détection 6 mA. Au tableau, un différentiel 30 mA (type A ou F) et un disjoncteur de 40 A ne protègent que la borne. Un câble 3G10 l’alimente : la phase (L), le neutre (N) et la terre (PE), vert et jaune, jusqu’à la borne. Dans la borne, le capteur de courant continu entoure la phase et le neutre. La notice de la borne et le calcul de l’électricien fixent les valeurs de chaque chantier.

En bref

  • Un circuit rien que pour la borne, qui part du tableau. On ne la branche jamais sur un circuit de prises.
  • Un différentiel 30 mA dédié : type B, ou type A ou F avec une détection de courant continu de 6 mA, dans la borne le plus souvent, ou au tableau.
  • Un disjoncteur pour protéger le câble : dans une maison, 40 A pour une borne de 32 A (7,4 ou 22 kW), 20 A pour une borne de 16 A (3,7 ou 11 kW).
  • Un câble de 10 mm² au moins pour une borne de 32 A dans un logement, davantage si la borne est loin du tableau.
  • Le parafoudre : rarement obligatoire pour une maison dans l’Ouest ; obligatoire dans la plupart des cas pour une borne d’entreprise ou de commerce.
  • Chez Ave Green : le disjoncteur et le différentiel dédiés, la mise en service et les essais sont compris dans le prix posé de la borne.

Quelles protections sont obligatoires pour une borne de recharge ?

Une borne a son propre départ au tableau : un circuit, un disjoncteur et un différentiel qui ne servent qu’à elle. La norme NF C 15-100 l’exige, et le décret n° 2017-26 aussi. La figure 1 montre le cas le plus courant en maison.

Figure 1 · Du tableau à la borne

Au tableauUn départ dédiéen parallèle des autres circuits, pas derrière eux

Disjoncteur de branchementDépart de la borne30 mA40 AAutres circuits

Jusqu’à la borneCâble 3G10une borne de 7,4 kW, qui tire 32 A

Câble 3G107,4 kWLNPEDétection
6 mA
Terre
Exemple pour une maison, avec une borne qui intègre la détection 6 mA. Au tableau, un différentiel 30 mA (type A ou F) et un disjoncteur de 40 A ne protègent que la borne. Un câble 3G10 l’alimente : la phase (L), le neutre (N) et la terre (PE), vert et jaune, jusqu’à la borne. Dans la borne, le capteur de courant continu entoure la phase et le neutre. La notice de la borne et le calcul de l’électricien fixent les valeurs de chaque chantier.

Un circuit rien que pour la borne

Le circuit part du tableau et ne sert qu’à la borne : on ne la branche jamais sur un circuit de prises existant. La règle vaut pour chaque point de chargea : une borne qui recharge deux voitures à la fois demande deux circuits, chacun avec ses protections.

Un disjoncteur pour protéger le câble

Le disjoncteur coupe le courant en cas de surcharge ou de court-circuit. Son calibre suit la section du câble, et il doit pouvoir couper le plus fort courant de court-circuit possible à cet endroit. Les valeurs, borne par borne, sont au § 3.

Un différentiel 30 mA pour protéger les personnes

Le différentiel coupe quand du courant fuit vers la terre, par exemple à travers une personne qui touche un appareil en défaut, et au plus tard quand la fuite atteint son seuil. Pour une borne, ce seuil est de 30 mA au plus ; le différentiel est au moins de type A (le type AC est exclu), et il ne protège qu’elle. Il ne doit pas se réarmer tout seul après une coupure.b Ni le décret ni le Consuel ne disent où il se place : le plus souvent au tableau, parfois dans la borne elle-même.

Ce que la norme ajoute selon les cas

  • La coupure de tous les fils au départ du circuit.
  • Une prise de recharge à obturateurs (des clapets) quand la borne dépend du compteur d’un bâtiment.
  • Des indices IP (eau, poussière) et IK (chocs) adaptés à l’emplacement.
  • En immeuble, si la borne dépend du tableau d’un logement, un voyant de présence de tension sur ce tableau : voir la borne de recharge en copropriété.
  • Pour une borne bidirectionnelle, une protection de découplage.

Le parafoudre dépend du bâtiment : voir le § 5.

À ne pas confondre

Le disjoncteur protège le câble : il coupe quand le courant est trop fort. Le différentiel protège les personnes : il coupe quand du courant fuit vers la terre, au plus tard à son seuil. Un disjoncteur différentiel fait les deux dans un seul appareil ; un interrupteur différentiel ne fait que la partie différentielle et s’associe à un disjoncteur. Les deux montages sont admis, si chaque point de charge a les deux protections.

La grille de contrôle du Consuel demande les deux pour chaque point de charge : un disjoncteur pour le circuit, et un différentiel 30 mA qui ne protège que lui.

Quel différentiel pour une borne de recharge : type A, F ou B ?

Pour une borne murale, le différentiel 30 mA dédié est de type B, ou de type A ou F associé à une détection de courant continu de 6 mA. La règle est la même en monophasé et en triphasé. Quand la borne intègre cette détection, un type A ou F suffit au tableau.

Pourquoi un différentiel ordinaire ne suffit pas

Le chargeur de la voiture transforme le courant alternatif de la maison en courant continu pour la batterie. En cas de défaut, il peut laisser fuir un peu de courant continu vers la terre. Ce courant gêne le différentiel, qui risque de ne plus couper : on dit qu’il est « aveuglé ». Chaque type en supporte une part différente : rien pour le type AC, 6 mA pour le type A, 10 mA pour le type F. Le type B, lui, détecte aussi le courant continu.

La détection 6 mA, dans la borne ou au tableau

Beaucoup de bornes murales contiennent un capteur qui surveille ce courant continu et coupe la recharge dès qu’il atteint 6 mA.c La fuite reste ainsi sous ce que supporte un type A : un différentiel de type A ou F suffit avant la borne. La Schneider Charge, que nous posons souvent, intègre ce capteur.

Si la borne n’a pas ce capteur, la détection peut être posée au tableau : soit un appareil qui réunit le différentiel type A 30 mA et la détection 6 mA, soit un module de détection associé à un différentiel type A. Dans tous les cas, la notice de la borne dit ce qu’il faut prévoir.

La règle, cas par cas

La norme distingue la recharge sur une prise, dite mode 2, et la recharge sur une borne fixe, dite mode 3.d Le tableau 1 résume ce qu’elle demande, et ce que le Consuel contrôle.

Tableau 1 · Le différentiel 30 mA à prévoir, au minimum

Ce que vous branchezModeDifférentiel 30 mA dédié
Prise renforcée, en monophaséMode 2Type A ou F
Recharge sur prise en triphasé, rare en maisonMode 2Type B
Borne murale avec détection 6 mA intégréeMode 3Type A ou F
Borne murale sans détection 6 mAMode 3Type B, ou type A ou F avec une détection 6 mA posée au tableau

Type B ou type A avec détection : que choisir ?

Les deux sont conformes. Ils diffèrent sur trois points :

  • Le seuil. Un type B de 30 mA coupe entre 15 et 60 mA de courant continu ; la détection 6 mA coupe au plus tard à 6 mA.
  • Les autres différentiels. Le courant continu peut gêner ceux placés avant la borne : pas de différentiel de type AC du tableau en amont d’un départ de borne, ni de type A ou F en amont d’un type B, sauf accord du fabricant. Le départ de la borne se branche donc en parallèle des autres différentiels, le plus haut possible dans le tableau.
  • Le prix. Un type B coûte en général plus cher.

Avec une borne qui intègre la détection 6 mA, un différentiel 30 mA de type A ou F dédiée est donc la solution courante ; pour une borne qui doit rester en service, la norme recommande même fortement le type F.f Sans détection dans la borne : type B, ou type A ou F avec une détection ajoutée au tableau.

Quel disjoncteur pour une borne de 3,7, 7,4, 11 ou 22 kW ?

Dans une maison, une borne de 32 A, soit 7,4 kW en monophasé ou 22 kW en triphasé,g se protège en général par un disjoncteur de 40 A, avec un câble de 10 mm². Une borne de 16 A, soit 3,7 kW ou 11 kW en triphasé, par un disjoncteur de 20 A, avec du 2,5 mm².

Tableau 2 · Disjoncteur, câble et différentiel, selon la borne, dans un logement

BorneCourantDisjoncteurCâble minimalDifférentiel 30 mA
Prise renforcée, jusqu’à 3,7 kW16 A20 A, 2 pôles3G2,5 (2,5 mm²)A ou F
Borne de 3,7 kW, monophasée16 A20 A, 2 pôles3G2,5 (2,5 mm²)A ou F avec détection 6 mA, sinon B
Borne de 7,4 kW, monophasée32 A40 A, 2 pôles3G10 (10 mm²)A ou F avec détection 6 mA, sinon B
Borne de 11 kW, triphasée16 A par phase20 A, 4 pôles5G2,5 (2,5 mm²)A ou F avec détection 6 mA, sinon B ; 4 pôles
Borne de 22 kW, triphasée32 A par phase40 A, 4 pôles5G10 (10 mm²)A ou F avec détection 6 mA, sinon B ; 4 pôles

Et une simple prise ? Dans une maison, pour un usage privé, le point de recharge peut être une simple prise domestique, pour 3,7 kW au plus ; le câble de la voiture limite alors la recharge à 8 A, sauf avec un produit fait pour la recharge, comme une prise renforcée.h

Pourquoi 40 A pour une borne de 32 A ?

Une borne tire son courant maximal pendant des heures. Le disjoncteur est choisi un cran au-dessus du courant de la borne, et le câble pour ce disjoncteur : c’est la raison du 10 mm². La notice de la borne précise le calibre et la courbe du disjoncteur, B ou C.

Une borne réglable, ou « avec protection intégrée »

Pour une borne réglable, le câble et les protections se choisissent pour la puissance réglée, indiquée sur la borne. Vous pensez passer plus tard à une puissance plus forte ? Dites-le avant la pose : le câble se choisit dès le départ.

Certaines bornes sont vendues avec leur propre différentiel 30 mA. Le circuit part pourtant toujours du tableau avec son disjoncteur et, dans un logement, il reste protégé par un différentiel 30 mA, comme tous les circuits. La notice de la borne dit quel appareil prévoir au tableau.

Quelle section de câble pour une borne de recharge ?

Dans un logement, 2,5 mm² au moins pour une borne ou une prise de 16 A, et 10 mm² au moins pour une borne de 32 A. C’est un minimum : la longueur du câble, son passage et la notice de la borne peuvent demander plus.

La longueur change tout : la chute de tension

Plus le câble est long, plus la tension baisse au bout. La règle générale : entre l’origine de l’installation et l’appareil, la chute ne dépasse pas 5 %. Ces 5 % comptent depuis le compteur, pas seulement depuis le tableau. Avec du 10 mm², une borne de 7,4 kW à 25 m du tableau perd environ 1,6 % de tensioni ; à 50 m, un peu plus de 3 %. Plus loin, ou si l’arrivée est déjà longue, l’électricien peut choisir une section plus forte, par exemple du 16 mm².

Figure 3 · La chute de tension d’une borne de 7,4 kW

02 %4 %6 %0255075100 m6 mm²10 mm²16 mm²5 %
Le câble seul, selon sa longueur et sa section, pour 32 A en monophasé. Le 6 mm², sous le minimum de 10 mm² d’un logement, n’est là que pour comparer. En 10 mm², environ 1,6 % à 25 m et un peu plus de 3 % à 50 m (points violets). La limite de 5 % compte depuis le compteur : le trajet du compteur au tableau en prend déjà une part.

Exemple : une borne de 7,4 kW, une place de parking à 40 m du tableau. En 10 mm², le câble seul fait perdre environ 2,5 % : il reste de la marge pour le trajet du compteur au tableau. Le 6 mm², lui, est de toute façon exclu : il est sous le minimum de 10 mm² d’un logement, et il ferait perdre plus de 4 %, trop près de la limite.j

Le passage du câble et la chaleur

Un câble enterré, serré dans une goulotte ou noyé dans un isolant chauffe davantage : il peut demander une section supérieure. La notice fixe aussi la section maximale que la borne accepte ; au-delà, l’électricien prévoit un raccordement intermédiaire près de la borne. C’est pour cela qu’un devis sérieux demande la distance entre le tableau et la place de parking. Voir aussi la borne extérieure ou loin du tableau.

Le parafoudre est-il obligatoire pour une borne de recharge ?

Pour une maison dans l’Ouest, en général non : il est obligatoire dans des cas précis, et conseillé dans d’autres. Pour une entreprise ou un commerce, la norme l’impose dans la plupart des cas.

À la maison

Le parafoudre au tableau est obligatoire si le bâtiment a un paratonnerre. Il l’est aussi en zone d’orages fréquents, dite AQ2,k quand l’électricité arrive, en tout ou en partie, par une ligne aérienne, sauf si une analyse du risque justifie de s’en passer. La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Vendée, l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan sont hors de cette zone.

Il reste conseillé si la borne est à plus de 10 m d’un tableau équipé d’un parafoudre (30 m avant la norme de 2024), ou si un bâtiment à moins de 50 m a un paratonnerre.

Borne d’entreprise, de commerce ou de parking ouvert au public

Hors logement, la NF C 15-100 de 2024 impose un parafoudre à l’origine de l’installation dans la plupart des cas : bureaux, commerces, hôtels, établissements qui reçoivent du public, bâtiments équipés d’un contrôle d’accès, d’une vidéosurveillance ou d’un paratonnerre. Dans les autres cas, une analyse du risque est obligatoire ; sans analyse, le parafoudre l’est aussi. Même une borne réservée aux salariés est concernée : voir nos bornes de recharge en entreprise.

Tableau 3 · Le parafoudre, selon le bâtiment

SituationParafoudre
Maison avec paratonnerreObligatoire
Maison en zone AQ2, arrivée électrique aérienneObligatoire, sauf si une analyse du risque justifie de s’en passer
Maison où une coupure met des personnes en danger (soins à domicile, alarmes)Obligatoire en zone AQ2 ; selon une analyse du risque ailleurs
Borne à plus de 10 m d’un tableau équipé d’un parafoudreConseillé, en plus de celui du tableau
Paratonnerre sur un bâtiment à moins de 50 mConseillé
Bureaux, commerces, hôtels, établissements recevant du publicObligatoire
Autres bâtiments, hors logementAnalyse du risque ; sans analyse, obligatoire

Quelle version de la NF C 15-100 s’applique à une borne ?

La norme a été révisée et publiée le 23 août 2024. Elle devient une série de 21 normes, dont une partie entière pour la recharge : la NF C 15-100-7-722, « Alimentation des véhicules électriques ». Cette partie est nouvelle : elle remplace le guide UTE C 15-722, qui servait jusque-là.

Quelle version pour votre borne ? Celle en vigueur à la date de la demande de permis de construire, à défaut de la déclaration préalable, de la signature du marché ou de l’accusé de réception de la commande. Pour une borne posée aujourd’hui dans une maison existante, c’est la date de la commande qui compte : la version de 2024 s’applique, l’ancienne n’étant plus valable depuis le 23 août 2025.

Le décret n° 2017-26 l’impose aussi : un circuit spécialisé et un différentiel 30 mA dédié pour chaque point de recharge, et des prises conformes à la NF C 15-100. Ces articles n’ont pas changé depuis 2021. Enfin, une attestation de conformité visée par le Consuel est obligatoire pour une installation de recharge de plus de 36 kW, et pour toute borne dans un immeuble d’habitation collectif, quelle que soit sa puissance. Le détail : qui peut installer une borne de recharge.

Que vérifie l’électricien avant la mise en service ?

D’abord la terre. Elle évacue le courant de défaut et permet au différentiel de couper. Dans une maison alimentée par le réseau public, l’électricien vérifie que le différentiel est adapté à la prise de terre, et que le fil vert et jaune est continu jusqu’à la borne. La voiture contrôle aussi la terre : si elle est trop mauvaise, la recharge ne démarre pas. Terre absente ou douteuse : voir le guide du tableau électrique ancien.

Puis, avant de mettre la borne en service :

  1. Le circuit est dédié à la borne et repéré au tableau.
  2. Le disjoncteur a le bon calibre pour la section du câble, et un pouvoir de coupure suffisant.
  3. Le différentiel 30 mA est dédié, du bon type pour la borne, sans réarmement automatique.
  4. La terre est présente, et le fil vert et jaune continu jusqu’à la borne.
  5. La coupure de tous les fils est possible au départ du circuit.
  6. La borne est bien fixée, le câble protégé là où il passe, les indices IP et IK adaptés.
  7. La prise de la borne a ses obturateurs.
  8. Les essais : déclenchement du différentiel, puis une recharge d’essai.l

Ces contrôles font partie de la pose : sur un devis, c’est la ligne « mise en service et essais ». Chez Ave Green, le disjoncteur et le différentiel dédiés, la mise en service et les essais sont compris dans le prix posé : voir le détail de nos prix posés, et comment se passe l’installation de borne de recharge à domicile.

Notre conseil d’électricien

Avant d’acheter une borne, cherchez dans sa notice deux lignes : « détection de courant continu 6 mA » (ou RDC-DD) et « protection amont ». Elles disent quel différentiel il faudra au tableau.

L’électricien d’Ave Green, qualifié IRVE P1 · P2 · P3

Pour comparer les modèles : les bornes que nous posons.

Questions fréquentes sur les protections d’une borne

Quel différentiel pour une borne de recharge ?

Un différentiel 30 mA qui ne protège que la borne. Pour une borne murale, il est de type B, ou de type A ou F associé à une détection de courant continu de 6 mA conforme à l’IEC 62955, le plus souvent intégrée à la borne. C’est la règle de la norme NF C 15-100, contrôlée par le Consuel.

Comment savoir si ma borne intègre la détection 6 mA ?

Regardez sa notice ou sa fiche technique : elle indique « détection de courant continu 6 mA », « RDC-DD » ou « IEC 62955 », et la protection à prévoir au tableau. Sans cette mention, il faut au tableau un différentiel de type B, ou un dispositif de type A ou F avec une détection 6 mA conforme à l’IEC 62955.

Peut-on utiliser le différentiel déjà présent dans le tableau ?

Non. Chaque point de recharge a son propre circuit et son propre différentiel 30 mA, qui ne protège que lui. C’est écrit dans le décret n° 2017-26 et dans la norme NF C 15-100.

Une borne avec protection intégrée dispense-t-elle des protections au tableau ?

Non. Le circuit de la borne part toujours du tableau avec son disjoncteur et, dans un logement, il reste protégé par un différentiel 30 mA. Si la borne intègre déjà son propre différentiel dédié, c’est sa notice qui dit quel appareil prévoir au tableau.

Quel disjoncteur pour une borne de 7 kW ?

Une borne de 7,4 kW tire 32 A. Dans un logement, le tableau des circuits de la norme l’associe à un câble de 10 mm² et à un disjoncteur de 40 A, la valeur maximale pour cette section. La notice de la borne précise le calibre et la courbe, B ou C.

Quelle section de câble pour une borne de 7, 11 ou 22 kW ?

Dans un logement : 10 mm² au moins pour une borne de 32 A (7,4 kW en monophasé ou 22 kW en triphasé), 2,5 mm² pour une borne de 16 A (3,7 kW, ou 11 kW en triphasé). Si la borne est loin du tableau, l’électricien augmente la section pour limiter la chute de tension.

Faut-il un parafoudre pour une borne de recharge en Loire-Atlantique ?

En général non pour une maison : la Loire-Atlantique, comme le Maine-et-Loire, la Vendée, l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan, est hors de la zone orageuse AQ2. Il est obligatoire si le bâtiment a un paratonnerre, et conseillé si la borne est à plus de 10 m d’un tableau équipé d’un parafoudre. Pour une entreprise ou un commerce, la norme l’impose dans la plupart des cas ; sinon, il faut une analyse du risque.

Quelle protection pour une prise renforcée ?

Un circuit dédié en 2,5 mm², un disjoncteur de 20 A et un différentiel 30 mA de type A ou F, qui ne protège que la prise. Une prise renforcée recharge en mode 2 : en monophasé, la détection 6 mA n’est pas demandée.

Historique

  • 22 octobre 2026 : rédaction du guide.

Ce guide suit la norme NF C 15-100 de 2024 et le décret du 12 janvier 2017 : il est revérifié à chaque modification de l’un ou de l’autre.

Pour aller plus loin

Hamza Mayioui, électricien, dirigeant d’Ave Green

Hamza Mayioui

Électricien, dirigeant d’Ave Green · Qualifié IRVE P1 · P2 · P3, électricien habilité

Ave Green est dirigée par Hamza Mayioui, son fondateur, électricien qualifié IRVE P1, P2, P3.

« Artisan électricien, je prépare chaque chantier en amont, je pose du matériel de qualité et je repars en laissant tout propre. Je conseille en priorité des bornes fabriquées en France ou en Europe, mais c’est vous qui choisissez, et si une ligne du devis ne sert à rien, je la retire : je n’aime pas la surfacturation. »

En savoir plus : qui écrit ce guide

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