GuideCopropriété
Infrastructure collective en copropriété : Enedis, opérateur ou installation de la copropriété ?
Par l’électricien qui dirige Ave Green, qualifié IRVE P1 · P2 · P3
En copropriété, la ligne électrique commune du parking, l’« infrastructure collective », se finance de trois façons. Enedis peut l’avancer sans frais pour la copropriété, hors éventuels travaux complémentaires : chaque résident qui s’équipe paie une quote-part, de 456 à 2 267 € TTC en 2026 (jusqu’à 9 kVA). Un opérateur peut l’installer sans frais et se rembourser auprès des utilisateurs. Sinon, la copropriété la paie, avec la prime Advenir.

Figure 1 · Le même parking, deux façons de l’équiper
Avec Enedisréseau publicUn compteur Linky par place équipée
Le coffret d’Enedis : le réseau public arrive dans le parking.La ligne commune, posée et entretenue par Enedis.Un compteur Linky par place équipée, au nom du résident.La borne, posée par l’électricien IRVE choisi par le résident.Une place en attente : elle se raccordera plus tard, si son propriétaire le veut.
Opérateur ou copropriétéinstallation privéeUn compteur pour le parking, un comptage par borne
Un compteur pour tout le parking : celui des services généraux, ou un compteur dédié.Le tableau de la recharge, qui limite la puissance totale.La ligne commune, privée : à l’opérateur ou à la copropriété.Un comptage par borne, pour refacturer l’électricité de chacun.Une place en attente, raccordable plus tard.
En bref
- Trois modèles : Enedis construit un réseau public dans le parking (préfinancement) ; un opérateur pose une installation privée, sans frais pour la copropriété ; ou la copropriété paie et devient propriétaire.
- Qui paie : avec Enedis ou un opérateur, ceux qui ne s’équipent pas ne paient rien pour l’infrastructure ; seuls les utilisateurs remboursent. Avec Enedis, la convention peut toutefois laisser à la copropriété des travaux complémentaires (murets, terrassement d’un parking pavé ou extérieur).
- Le vote : majorité de l’article 24 pour une convention sans frais et pour équiper les places ; article 25 pour des installations électriques payées par la copropriété.
- La prime Advenir : 50 % du coût hors taxes de l’infrastructure, plafonnée à 12 500 € HT jusqu’à 100 places (+ 125 € par place au-delà), pour les projets votés en AG depuis le 1er avril 2026, avec une surprime pour les travaux extérieurs d’un parking en plein air.
Qu’est-ce que l’infrastructure collective d’un parking ?
C’est la partie commune de l’installation électrique du parking : les câbles, les coffrets et les chemins de câbles sur lesquels chaque place peut ensuite se raccorder. Elle dessert tout le parking ou une partie seulement. Quand Enedis la construit, on parle aussi de « colonne horizontale »,a et Enedis la propose sous le nom de « réseau électrique auto ».
Ce guide parle d’un projet commun, voté en assemblée générale. Pour équiper seulement votre place, sans vote, c’est le droit à la prise en copropriété : une lettre au syndic, et une borne posée à vos frais.
Pourquoi un projet commun plutôt que des bornes au coup par coup ?
- Les gros travaux se font une fois : chemins de câbles, percements et tranchées servent à toutes les places.
- La puissance est pensée pour tout le parking : toutes les voitures ne chargent pas en même temps. Enedis raccorde le parking pour 6 kVA par place desservie, multipliés par 0,4 ; dans une installation privée aidée par Advenir, la limitation de la puissance est obligatoire (voir le délestage de la borne).
- Chacun se raccorde quand il veut : les places restent en attente jusqu’à la demande du résident.
- Une seule installation pour tous : une fois l’infrastructure en place, la loi permet au syndicat de refuser une installation individuelle séparée. On se raccorde alors à l’infrastructure.
Qui peut payer l’infrastructure collective ?
Il y a trois façons. La loi Climat et résilience de 2021 en a créé deux « sans frais pour le syndicat des copropriétaires » : avec Enedis, ou avec un opérateur de recharge. La troisième est classique : la copropriété paie les travaux.
Figure 1 · Le même parking, deux façons de l’équiper
Avec Enedisréseau publicUn compteur Linky par place équipée
Le coffret d’Enedis : le réseau public arrive dans le parking.La ligne commune, posée et entretenue par Enedis.Un compteur Linky par place équipée, au nom du résident.La borne, posée par l’électricien IRVE choisi par le résident.Une place en attente : elle se raccordera plus tard, si son propriétaire le veut.
Opérateur ou copropriétéinstallation privéeUn compteur pour le parking, un comptage par borne
Un compteur pour tout le parking : celui des services généraux, ou un compteur dédié.Le tableau de la recharge, qui limite la puissance totale.La ligne commune, privée : à l’opérateur ou à la copropriété.Un comptage par borne, pour refacturer l’électricité de chacun.Une place en attente, raccordable plus tard.
1. Enedis construit un réseau public dans le parking
L’infrastructure fait alors partie du réseau public : Enedis la construit, l’entretient et en reste responsable. Enedis avance le coût, couvert par le tarif d’utilisation des réseaux ;b seuls les résidents qui s’équipent le remboursent, par une quote-part payée au raccordement de leur place. Chacun reçoit son propre compteur Linkyc et choisit son fournisseur d’électricité.
Une limite à connaître : le « reste à charge nul » annoncé par Enedis vaut pour l’infrastructure elle-même. Les travaux qu’Enedis ne fait pas, comme la création de murets ou le terrassement d’un parking pavé, sont listés dans la convention. Ils restent à la charge du syndicat, donc en principe de tous les copropriétaires selon leurs tantièmes. Enedis exerce sur environ 95 % de la France métropolitaine ; ailleurs, la même loi vaut pour le gestionnaire du réseau local.
2. Un opérateur installe et exploite, sans frais pour la copropriété
Un opérateur de recharge, ou un tiers-investisseur,d finance les travaux, pose et entretient l’infrastructure, et souvent les bornes. Il se rembourse auprès des seuls utilisateurs : droit de connexion, location ou abonnement mensuel. Il fournit en général l’électricité. Il existe aussi un tiers-financement public : par exemple Logivolt, filiale de la Caisse des Dépôts, qui travaille avec des opérateurs référencés.
3. La copropriété paie et devient propriétaire
Le syndicat paie les travaux, aidé par la prime Advenir. Il choisit son installateur et la façon de gérer les bornes : badges, supervision, refacturation de l’électricité (voir qui paie l’électricité en copropriété). Le coût est réparti entre tous les copropriétaires selon leurs tantièmes, la clé de charges du règlement de copropriété, sauf si l’assemblée vote, à la majorité de l’article 24, des travaux aux frais des seuls copropriétaires demandeurs.
Tableau 1 · Les trois modèles, côte à côte
| Enedis (préfinancement) | Opérateur ou tiers-investisseur | Copropriété propriétaire | |
|---|---|---|---|
| Qui avance le coût | Enedis, couvert par le tarif de réseau | L’opérateur | Le syndicat, aidé par la prime Advenir |
| Ce que paie la copropriété | Rien pour l’infrastructure ; parfois des travaux complémentaires (murets, terrassement) | Rien : aucune contrepartie financière | Les travaux, moins les aides |
| Ce que paie le résident qui s’équipe | Sa quote-part (456 à 2 267 € TTC en 2026, jusqu’à 9 kVA), sa dérivation, sa borne et son abonnement | Le droit de connexion ou l’abonnement fixés au contrat, et la borne, souvent louée ou vendue par l’opérateur | Sa borne et son électricité, plus sa part des travaux selon ses tantièmes |
| Ce que paie celui qui ne s’équipe pas | Rien pour l’infrastructure ; sa part d’éventuels travaux complémentaires | Rien | Sa part selon ses tantièmes, sauf vote de travaux aux frais des seuls demandeurs |
| Compteur | Un Linky par place équipée | Le comptage de l’opérateur | Un sous-compteur par borne, après un compteur commun |
| Fournisseur d’électricité | Au choix de chaque résident | L’opérateur | Celui du compteur commun |
| Propriétaire | Le réseau public | L’opérateur pendant le contrat, puis selon la convention | La copropriété |
| Entretien | Enedis | L’opérateur | La copropriété, avec un contrat d’entretien |
| Vote en AG | Article 24 | Article 24, après avis du conseil syndical | Article 25 pour l’installation électrique ; article 24 pour équiper les places |
| Durée | Convention de 20 ans | Fixée au contrat | Pas de convention : l’installation lui appartient |
| Délai des travaux | 6 mois après réception des documents signés | 6 mois au plus après la signature | Selon le chantier |
Avec Enedis, combien paie chaque résident ?
Chaque résident qui s’équipe paie sa part de l’infrastructure, le raccordement de sa place et sa borne. Ceux qui ne s’équipent pas ne paient rien pour l’infrastructure, sauf les travaux complémentaires prévus dans la convention.
Les conditions à remplir
- Un devis d’opérateur d’abord. La copropriété doit avoir demandé au moins un devis à un opérateur de recharge, au moins 2 mois avant l’assemblée qui décide. Enedis conseille de demander les deux propositions 6 mois avant.
- Au moins un résident demandeur. La convention ne peut être signée que si un résident au moins demande le raccordement de sa place.
- Une convention de 20 ans. Elle fixe le périmètre, la puissance, le délai de mise en service, le calcul de la quote-part et la liste des travaux complémentaires laissés à la copropriété. Pour comparer, elle donne aussi le coût d’une borne derrière un branchement individuel et celui d’un contrat d’électricité.
- Au moins 70 % des places desservies,e hors places durablement inoccupées ou déjà équipées, avec 6 kVA de référence par place. Enedis renforce ensuite le réseau au fil des demandes, sans frais pour la copropriété.
Ce que paie le résident qui s’équipe
- La quote-part de l’infrastructure, à Enedis. Elle dépend de la puissance demandée pour la place (9, 12 ou 36 kVA) et du coût des travaux. En 2026, elle va de 456 à 2 267 € TTC, hors présence d’amiante ; le plafond ne vaut que jusqu’à 9 kVA. Ces montants sont révisés chaque 1er janvier pour les conventions signées dans l’année. Dans une résidence déjà sous convention, la quote-part est actualisée selon les règles de la convention.
- La dérivation individuelle,f à Enedis : environ 310 € TTC si elle est faite pendant les travaux, environ 390 € TTC plus tard (tarifs 2025 publiés par Enedis).
- La borne ou la prise renforcée, posée par un électricien IRVE (voir qui peut installer une borne de recharge), avec un coffret qui protège le compteur si la place est ouverte (voir prise renforcée ou borne murale).
- L’attestation Consuel, exigée pour toute nouvelle borne dans un immeuble collectif d’habitation, quelle que soit sa puissance : environ 130 à 150 € TTC au tarif du 1er septembre 2026, achetée par l’installateur et en général refacturée.
- Un abonnement d’électricité pour le compteur de la place, chez le fournisseur de son choix, puis la consommation. Au Tarif Bleu Heures creuses, comptez environ 190 à 240 € TTC d’abonnement par an (6 ou 9 kVA, au 1er août 2026). L’option Base du Tarif Bleu n’est plus ouverte aux nouveaux contrats de 9 à 36 kVA : il reste les heures creuses ou Tempo (voir recharger en heures creuses).
Le montant exact de la quote-part figure dans l’offre de raccordement d’Enedis. Chaque résident paie une part proportionnelle à la puissance qu’il demande.g Au total, pour une place de 9 kVA raccordée pendant les travaux, les frais uniques hors borne vont d’environ 900 à 2 730 € TTC, avant la part de prime Advenir.h
S’équiper plus tard : possible, mais un peu plus cher
On peut demander son raccordement à tout moment pendant les 20 ans de la convention. Mais la dérivation coûte plus cher après les travaux, la quote-part est actualisée pour que chacun paie la même part par kVA, et la part de prime Advenir collectée par Enedis ne profite qu’à ceux qui se raccordent pendant les travaux. Augmenter plus tard sa puissance entraîne une contribution complémentaire, et étendre la ligne hors du périmètre de la convention demande un financement à part : choisissez bien le périmètre au départ.
Ce qu’Enedis ne fait pas
Ni la borne, ni le contrat d’électricité, ni certains travaux complémentaires : la création de murets, le terrassement d’un parking pavé et les autres travaux lourds. Ces travaux, listés dans la convention, sont payés par le syndicat ; ils peuvent entrer dans le calcul de la prime Advenir. À l’inverse, Enedis peut inclure dans son avance des percements de plus de 50 mm. Les démarches auprès d’Enedis et du fournisseur d’électricité sont faites par le résident ; l’électricien pose ensuite la borne sur la place.
À ne pas confondre
Enedis n’installe pas de bornes gratuitement : il avance la ligne commune du parking et pose un compteur par place raccordée. La borne, sa pose, le Consuel et l’abonnement restent payés par le résident.
Les 456 à 2 267 € de 2026 sont des montants TTC, révisés chaque année : les chiffres de 410 et 2 038 € qui circulent encore sont ceux, hors taxes, de 2023.
Avec un opérateur, que doit prévoir la convention ?
La loi impose une convention écrite et interdit de demander à la copropriété la moindre contrepartie financière. La convention doit notamment prévoir :
- la nature des travaux, terminés au plus tard 6 mois après la signature ;
- les responsabilités, les assurances, l’entretien et le remplacement des équipements ;
- l’information du syndicat, avec des plans et des schémas mis à jour chaque année, et l’accès aux parties communes ;
- la durée, le renouvellement, la résiliation et la continuité du service en cas de changement d’opérateur ;
- qui est propriétaire des installations à la fin, et les indemnités en cas de fin anticipée ;
- la gratuité pour la copropriété pendant toute la durée, y compris pour les évolutions ;
- le nombre, l’emplacement et la puissance des raccordements.
La convention ne peut pas empêcher d’autres solutions de recharge. Si l’opérateur demande la prime Advenir, il doit aussi raccorder tous les demandeurs à des conditions connues et non discriminatoires, permettre le transfert de l’exploitation à un coût raisonnable connu à la signature et, en tiers-investissement, offrir une option d’achat de l’infrastructure au plus tard 7 ans après la signature.
Notre conseil d’électricien
Comparez le prix total sur la durée : droit de connexion, abonnement mensuel et prix du kWh. Regardez la durée d’engagement et la clause de sortie. Et vérifiez que les bornes parlent un protocole ouvert, l’OCPP, pour pouvoir changer de gestionnaire plus tard.
Ave Green, électricien qualifié IRVE P1 · P2 · P3
Que change une infrastructure payée par la copropriété ?
Elle en est alors propriétaire : elle choisit l’installateur, les bornes et le gestionnaire. En contrepartie, elle paie les travaux et l’entretien, et l’électricité de chaque borne est refacturée grâce à un sous-compteur.
Pour une installation privée, Advenir reconnaît trois montages (le quatrième, c’est le réseau public construit par Enedis) : derrière le compteur des services généraux ; sur un nouveau compteur dédié, avec une ligne par place, dite « en étoile » ; ou sur un nouveau compteur, avec un câble commun qui longe les places, le « câble bus ». Pour ces montages, Advenir demande le pilotage de la recharge (limitation de la puissance avec reprise automatique, recharge possible en heures creuses), des bornes compatibles OCPP 1.6 ou plus récent,i un certificat de conformité d’un organisme accréditéj et l’attestation Consuel.
Dès 4 points de recharge en habitat collectif, une étude de conception est obligatoire. La TVA est à 5,5 % sous conditions : une infrastructure dans des locaux d’habitation, destinée aux résidents, conforme aux exigences techniques d’un arrêté et posée par un installateur qui remplit ses critères de qualification. Le détail : aides pour une borne de recharge.
Quelle majorité pour voter en assemblée générale ?
La majorité dépend de qui paie. Une convention sans frais, avec Enedis ou avec un opérateur, se vote à la majorité de l’article 24.k Des installations électriques payées par la copropriété relèvent de l’article 25, plus exigeant.l
Tableau 2 · La majorité selon la décision
| La décision | La majorité |
|---|---|
| Convention sans frais avec Enedis | Article 24 |
| Convention sans frais avec un opérateur | Article 24, après avis du conseil syndical s’il existe |
| Équiper de bornes les places privatives sécurisées, et lancer l’étude électrique | Article 24 |
| Travaux réalisés par le syndicat, aux frais des seuls copropriétaires demandeurs | Article 24 |
| Installations électriques intérieures ou extérieures pour alimenter les places, payées par la copropriété | Article 25, avec passerelle possible vers l’article 24 |
La passerelle : un second vote dans la même assemblée
Si un projet relevant de l’article 25 n’obtient pas cette majorité, mais recueille au moins un tiers des voix de tous les copropriétaires, la même assemblée revote aussitôt à la majorité de l’article 24.
Exemple : sur 1 000 voix, des travaux électriques payés par tous recueillent 400 voix pour et 150 contre. À l’article 25, il en faudrait plus de 500 : c’est non. Mais 400 voix dépassent le tiers de 1 000 : l’assemblée revote aussitôt, cette fois à l’article 24. C’est un nouveau vote : si les voix restent les mêmes, 400 pour et 150 contre, le projet est adopté.
La convocation doit joindre le descriptif détaillé des travaux, les devis et les plans de financement, le projet de contrat de gestion s’il y en a un, et l’étude électrique si elle a été faite.
Quelles obligations pour le parking d’une copropriété ?
Dans un immeuble existant, la copropriété n’est pas obligée d’équiper son parking. L’obligation porte sur l’ordre du jour : quand l’immeuble a des places privatives sécurisées sans recharge, le syndic doit inscrire à l’assemblée l’étude électrique, puis la question des travaux.
Dès que le parking compte plus de 10 places, toutes les places doivent être pré-équipées, avec un comptage individuel possible, dans deux cas. D’abord dans un immeuble neuf. Ensuite lors d’une rénovation importante d’un immeuble existant, si elle inclut le parking ou l’installation électrique du bâtiment ; une rénovation est « importante » quand elle coûte au moins le quart de la valeur du bâtiment hors terrain (voir les obligations des parkings).
Une directive européenne de 2024 renforce ces règles. Elle devait être reprise en droit français au plus tard le 29 mai 2026 ; au 21 octobre 2026, le Code de la construction n’avait pas encore changé.
Que finance la prime Advenir pour l’infrastructure collective ?
Pour un projet voté en assemblée depuis le 1er avril 2026, la prime couvre 50 % du coût hors taxes de l’infrastructure, plafonnée à 12 500 € HT jusqu’à 100 places, plus 125 € par place au-delà.m Pour un parking en plein air, une surprime couvre 50 % des seuls travaux de voirie et de passage des câbles à l’extérieur, plafonnée à 8 000 € HT jusqu’à 100 places extérieures, plus 80 € par place extérieure au-delà. Ce n’est donc pas un forfait.
Elle se cumule avec la prime d’une borne sur sa place (50 %, jusqu’à 1 000 € HT par borne), réservée à une borne de 7,4 kW au plus, câblée en monophasé et raccordée aux parties communes ou à un compteur dédié, jamais au compteur de l’appartement.
La demande se fait avant tout travaux, avec une offre labellisée Advenir, et Advenir valide le projet avant qu’ils commencent ; le programme est prévu jusqu’au 31 décembre 2027. Les immeubles dont le permis de construire a été déposé après le 10 mars 2021 n’y ont pas droit : le pré-équipement y était déjà obligatoire. Le détail des démarches : prime Advenir.
- Avec Enedis, la prime de l’infrastructure est collectée par Enedis et réduit la quote-part des seuls résidents qui se raccordent pendant les travaux.
- Pour la prime d’une borne individuelle ou partagée, Advenir vérifie depuis le 1er octobre 2026 que la copropriété est identifiable au registre national d’immatriculation des copropriétés.
Combien de temps, de l’idée à la première recharge ?
Comptez environ 6 mois de préparation avant l’assemblée générale, puis 6 mois de travaux au plus. Tout commence par un recensement : les résidents intéressés et un plan du parking avec les places numérotées. Pour un immeuble achevé avant le 1er janvier 1997, la demande à Enedis comprend aussi le dossier technique amiante.
Figure 3 · De l’idée à la première recharge
Avec Enedisréseau public6 mois de préparation, puis 6 mois de travaux au plus
Environ 6 mois avant l’AG : demander une proposition à Enedis et au moins un devis à un opérateur ; visite technique, puis projet de convention.Au plus tard 2 mois avant l’AG : le devis d’opérateur doit avoir été demandé.L’AG vote ; le syndic envoie à Enedis le procès-verbal, la convention signée et la liste des places à équiper ; les résidents concernés versent un acompte.Enedis fait les travaux dans les 6 mois qui suivent la réception des documents ; une indemnité est possible en cas de retard.L’électricien pose les bornes ; Consuel, contrat d’électricité, première recharge.Pendant 20 ans, d’autres résidents se raccordent quand ils le veulent.
Avec un opérateurinstallation privéeTravaux finis 6 mois au plus après la signature
Avant l’AG : comparer les propositions des opérateurs, et celle d’Enedis.L’AG vote la convention, après avis du conseil syndical s’il existe.Signature de la convention avec l’opérateur.Travaux terminés au plus tard 6 mois après la signature, puis mise en service des bornes.Pendant la durée du contrat, l’opérateur entretient l’installation, sans frais pour la copropriété.
Quelles questions poser avant l’assemblée générale ?
Neuf questions pour comparer les offres sur les mêmes bases, à poser à Enedis, aux opérateurs et aux installateurs :
- Combien de places, intérieures ou extérieures, et combien de résidents intéressés dès maintenant ?
- Combien coûte chaque offre à un résident sur 10 ans : quote-part ou droit de connexion, abonnement, prix du kWh ?
- Quels travaux restent à la charge de la copropriété (murets, terrassement, fourreaux), et qui les paie ?
- Qui choisit le fournisseur d’électricité ?
- Qui est propriétaire à la fin, et à quel prix peut-on reprendre l’installation ou changer d’opérateur ?
- Quelle puissance par place, et comment est-elle partagée entre les bornes ?
- Les bornes sont-elles ouvertes (OCPP) ou liées à un seul opérateur ?
- Quel délai de travaux est écrit dans la convention ?
- Quelle part de la prime Advenir revient à la copropriété, ou aux résidents ?
Ce qu’en dit un client
« Je tiens à partager mon excellente expérience avec la société Ave Green pour l’installation de ma borne électrique.
L’équipe a été très professionnelle du début à la fin : conseils clairs, accompagnement sérieux et travail soigné. L’installation a été réalisée dans les délais annoncés, avec une grande attention aux détails et une vraie maîtrise technique.
Le chantier a été laissé propre et toutes mes questions ont trouvé des réponses précises. Je suis pleinement satisfait du résultat et du fonctionnement de ma borne.
Je recommande vivement cette entreprise pour leur sérieux, leur efficacité et la qualité de leur service. »
Questions fréquentes sur l’infrastructure collective
Enedis installe-t-il gratuitement les bornes en copropriété ?
Non. Enedis peut construire sans frais pour la copropriété la ligne commune du parking, hors éventuels travaux complémentaires comme des murets ou le terrassement d’un parking pavé. Chaque résident qui s’équipe paie ensuite une quote-part, le raccordement de sa place avec un compteur Linky, sa borne posée par un électricien et son abonnement d’électricité.
Un copropriétaire sans voiture électrique paie-t-il quelque chose ?
Avec un opérateur, non. Avec Enedis, il ne paie rien pour l’infrastructure, sauf sa part des travaux complémentaires que la convention laisse à la copropriété. Si la copropriété finance elle-même l’infrastructure, le coût est réparti entre tous selon les tantièmes, sauf si l’assemblée vote, à la majorité de l’article 24, des travaux aux frais des seuls copropriétaires demandeurs.
Quelle majorité pour voter une infrastructure collective ?
La majorité de l’article 24, celle des voix exprimées, suffit pour une convention sans frais avec Enedis ou avec un opérateur, et pour équiper les places de bornes. L’article 25, la majorité des voix de tous les copropriétaires, s’applique aux installations électriques payées par la copropriété, avec une passerelle possible vers l’article 24 dans la même assemblée.
Combien coûte la quote-part Enedis en 2026 ?
Entre 456 € et 2 267 € TTC, selon le coût des travaux et la puissance demandée. Le plafond ne s’applique que jusqu’à 9 kVA, hors présence d’amiante. Ces montants sont révisés chaque 1er janvier. Dans une résidence déjà sous convention, la quote-part est actualisée selon les règles de la convention, pour que chacun paie la même part par kVA.
Combien de temps dure un projet d’infrastructure collective ?
Prévoyez de demander les propositions environ 6 mois avant l’assemblée générale ; le devis d’un opérateur doit être demandé au moins 2 mois avant. Après le vote et l’envoi des documents signés, Enedis a 6 mois pour faire les travaux. Un opérateur doit les finir au plus tard 6 mois après la signature de la convention.
Peut-on se raccorder à l’infrastructure plus tard ?
Oui, pendant les 20 ans de la convention Enedis. Mais le raccordement de la place coûte un peu plus cher après les travaux, et la part de prime Advenir collectée par Enedis est réservée à ceux qui se raccordent pendant les travaux. Augmenter plus tard sa puissance, par exemple de 9 à 12 kVA, entraîne une contribution complémentaire.
Qui choisit le fournisseur d’électricité des bornes ?
Avec Enedis, chaque résident choisit le sien pour le compteur de sa place. Avec un opérateur, c’est en général l’opérateur qui fournit l’électricité. Si la copropriété est propriétaire, c’est le contrat du compteur commun, et la consommation de chaque borne est refacturée grâce à un sous-compteur.
Avec Enedis, qui profite de la prime Advenir ?
La prime de l’infrastructure collective est collectée par Enedis. Elle réduit la quote-part des seuls résidents qui se raccordent pendant les travaux ; ceux qui se raccordent plus tard n’en profitent pas.
Enedis ou un opérateur : comment choisir ?
Il n’y a pas de réponse unique. Comparez le coût total pour un résident sur une dizaine d’années, qui choisit le fournisseur d’électricité, qui est propriétaire à la fin, la durée d’engagement et les travaux laissés à la copropriété. Pour viser la solution d’Enedis, la loi impose de toute façon d’avoir demandé un devis à un opérateur au moins 2 mois avant l’assemblée.
Historique
- 22 octobre 2026 : rédaction du guide.
La quote-part d’Enedis est révisée chaque 1er janvier, et ses tarifs de raccordement peuvent changer en cours d’année : ce guide est revérifié à chaque nouvelle grille.
Pour aller plus loin
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Hamza Mayioui
Électricien, dirigeant d’Ave Green · Qualifié IRVE P1 · P2 · P3, électricien habilité
Ave Green est dirigé par Hamza Mayioui, son fondateur, électricien qualifié IRVE P1, P2, P3.
« Artisan électricien, je prépare chaque chantier en amont, je pose du matériel de qualité et je repars en laissant tout propre. Je conseille en priorité des bornes fabriquées en France ou en Europe, mais c’est vous qui choisissez, et si une ligne du devis ne sert à rien, je la retire : je n’aime pas la surfacturation. »
En savoir plus : qui écrit ce guide
Votre place, ou tout le parking ?
Votre place : une borne de 7,4 kW avec sous-compteur MID, à partir de 1 590 € TTC posée en Loire-Atlantique (1 698 € TTC hors du département) ; votre prix exact s’affiche en 2 minutes. Dans une résidence équipée par Enedis, la borne derrière le compteur Linky de votre place se chiffre sur devis.
Tout le parking : quand la copropriété finance, nous réalisons l’étude de conception et l’infrastructure, chiffrées sur devis pour l’assemblée générale. Ave Green est labellisé Advenir. Rien à payer avant la pose.