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GuideCopropriété

Borne en copropriété : qui paie l’électricité et comment la refacturer ?

Par l’électricien qui dirige Ave Green, qualifié IRVE P1 · P2 · P3

En copropriété, chacun paie l’électricité de sa propre borne : la loi impose une installation qui permet un comptage individuel. Si la borne part du compteur des parties communes, un sous-compteur mesure sa consommation et le syndic vous la refacture, en général au prix payé par la copropriété, selon la règle votée en assemblée générale. Avec un compteur Linky sur votre place, vous avez votre propre contrat ; avec un opérateur, vous payez un abonnement et vos kWh. Vos voisins ne paient pas votre consommation.

Sous-sol d’une résidence : porte de box basculante fermée, numéro 11 peint au-dessus, mur en béton écaillé

Figure 1 · D’où vient le courant de votre borne ?

Votre borne seuledroit à la priseLe câble part d’un compteur qui existe déjà

Le compteur de votre logement · déconseillé par Enedis

Compteur du logementvotre contratLong câbledans la gaine techniqueVotre fournisseursur votre facture

Les parties communes · le montage le plus courant

Services générauxle tableau des parties communesSous-compteur MIDle syndic relève l’indexLe syndicvous refacture vos kWh

Tout le parking équipévote en assembléeUne infrastructure collective dessert chaque place

Un compteur Linky sur votre place · infrastructure d’Enedis

Réseau Enedisdans le parkingCompteur Linkyde votre placeVotre fournisseurun second contrat

Un opérateur de recharge · sans frais pour la copropriété

Compteur dédiéde l’opérateurComptagebadge ou applicationL’opérateurabonnement et kWh

Quatre façons d’alimenter une borne, et qui vous facture. En violet, l’appareil qui compte vos kWh et celui qui vous les facture. Dans le premier montage, rien ne sépare vos kWh de ceux du logement : ils arrivent sur votre facture.

En bref

  • Chaque borne a son comptage : la loi l’exige pour installer une borne sur sa place. Vos voisins ne paient pas votre recharge.
  • Quatre montages : le compteur de votre logement, le compteur des parties communes avec un sous-compteur, un compteur Linky sur votre place, ou un opérateur de recharge.
  • Sur les parties communes, le syndic relève le sous-compteur et vous refacture vos kWh. Un compteur MID donne un relevé fiable.
  • Avec Enedis, votre place a son propre compteur et son propre contrat, en plus de celui du logement.
  • Avec un opérateur, vous payez un abonnement mensuel et vos kWh, sur sa facture.

Qui paie l’électricité d’une borne en copropriété ?

Celui qui recharge. La loi qui permet d’installer une borne sur sa place, le droit à la prise en copropriété, exige une installation « permettant un comptage individualisé des consommations », posée aux frais de celui qui la demande.a Pour des travaux votés en assemblée générale, la loi parle de la même façon d’« installations de recharge électrique permettant un comptage individuel ».

Ce comptage change tout : une consommation mesurée pour un seul lot n’est plus une charge commune. La loi de 1965 répartit les charges des équipements communs selon leur utilité pour chaque lot, « dès lors que ces charges ne sont pas individualisées ».b Le compteur de la borne sert justement à les individualiser.

La loi ne dit pas comment facturer : qui relève le compteur, à quel prix, avec quels frais fixes. Cette règle se fixe en assemblée générale ou, pour une infrastructure collective, dans la convention signée avec Enedis ou l’opérateur (§ 4 et § 7).

À ne pas confondre

Qui paie l’électricité, chaque mois ou chaque année : c’est l’objet de ce guide. Qui paie l’équipement du parking, une seule fois au départ, et qui a le droit d’installer sa borne : ce sont deux autres questions.

Pour l’équipement du parking : l’infrastructure collective en copropriété. Pour le prix de la pose : notre page borne de recharge en copropriété.

D’où vient le courant de votre borne, et qui reçoit la facture ?

Tout dépend de l’endroit où la borne est raccordée. Il existe quatre montages courants :c les deux premiers pour une borne seule, les deux autres quand tout le parking a été équipé (figure 1).

Figure 1 · D’où vient le courant de votre borne ?

Votre borne seuledroit à la priseLe câble part d’un compteur qui existe déjà

Le compteur de votre logement · déconseillé par Enedis

Compteur du logementvotre contratLong câbledans la gaine techniqueVotre fournisseursur votre facture

Les parties communes · le montage le plus courant

Services générauxle tableau des parties communesSous-compteur MIDle syndic relève l’indexLe syndicvous refacture vos kWh

Tout le parking équipévote en assembléeUne infrastructure collective dessert chaque place

Un compteur Linky sur votre place · infrastructure d’Enedis

Réseau Enedisdans le parkingCompteur Linkyde votre placeVotre fournisseurun second contrat

Un opérateur de recharge · sans frais pour la copropriété

Compteur dédiéde l’opérateurComptagebadge ou applicationL’opérateurabonnement et kWh

Quatre façons d’alimenter une borne, et qui vous facture. En violet, l’appareil qui compte vos kWh et celui qui vous les facture. Dans le premier montage, rien ne sépare vos kWh de ceux du logement : ils arrivent sur votre facture.

1. Sur le compteur de votre logement : la recharge arrive sur votre facture

Le câble part de votre tableau, traverse les parties communes et rejoint votre place. Il n’y a rien à refacturer : vos kWh s’ajoutent à votre facture d’électricité. Ce montage a pourtant de vraies limites :

  • Enedis le déconseille vivement : les câbles s’accumulent dans la même gaine technique, avec un risque de surchauffe, et un long câble coûte cher.
  • Pas de prime Advenir : son cahier des charges refuse les bornes raccordées au compteur d’un logement.
  • L’abonnement doit suivre. Si votre logement est déjà en heures creuses, passer de 6 à 9 kVA coûte 48,25 € TTC de plus par an au Tarif Bleu.d En option Base, passer à 9 kVA oblige à changer d’option : c’est le prix de toute votre consommation qui change.

Ce montage reste possible dans certains immeubles, quand le compteur est proche du parking et que le chemin du câble est sûr : c’est à l’électricien de le dire, après visite. Pour l’abonnement, voir la puissance du compteur (kVA).

2. Sur le compteur des parties communes, avec un sous-compteur : le syndic refacture

La borne part du tableau des services généraux,e celui qui alimente l’éclairage ou la porte du parking. Un sous-compteur, posé avec la borne, mesure ses kWh. La copropriété paie toute la facture, puis le syndic vous refacture ce que votre borne a consommé. C’est le montage le plus courant pour une borne seule.

Deux points d’attention. La puissance du compteur commun doit suffire : sinon, il faut l’augmenter, ou réduire la puissance de la borne quand l’immeuble consomme beaucoup, avec un délestage de la borne. Et la règle du relevé et du prix doit être écrite (§ 4 et § 7).

C’est aussi le montage que prévoit la prime Advenir « point individuel » : 50 % du coût hors taxes, jusqu’à 1 000 € HT pour les dossiers signés depuis le 1er avril 2026, pour une borne de 7,4 kW au plus câblée en monophasé et pilotable, branchée sur le tableau des parties communes ou sur un compteur dédié.

3. Sur un compteur Linky à votre place : votre propre contrat

Si la copropriété a voté l’infrastructure collective d’Enedis, chaque résident qui s’équipe demande sa dérivation individuelle :f un câble et un compteur Linky sur sa place. Il choisit son fournisseur et signe un contrat pour ce compteur ; le syndic n’intervient pas. Ce contrat s’ajoute à celui de l’appartement : Enedis ne permet pas de les fusionner aujourd’hui, une expérimentation est en cours avec des fournisseurs.

Une seule fois, au départ, vous payez :

  • La quote-part de l’infrastructure : de 456 à 2 267 € TTC en 2026.g
  • La dérivation : environ 310 € TTC pendant les travaux, environ 390 € après (tarifs 2025 affichés par Enedis).
  • Votre borne, posée par l’électricien de votre choix.
  • L’attestation Consuel, obligatoire pour toute nouvelle borne en immeuble d’habitation collectif, quelle que soit sa puissance : environ 130 à 150 € TTC, selon l’installateur.

Sans infrastructure, on peut aussi demander à Enedis un compteur dédié à sa seule place, sur devis.

4. Avec un opérateur de recharge : un abonnement et vos kWh

Un opérateur fait poser un compteur dédié à la recharge, indépendant des services généraux, puis installe l’infrastructure et souvent les bornes. Selon Enedis, il « facture aux résidents intéressés un service de recharge par abonnement ou un droit de connexion à l’infrastructure ». C’est sans frais pour la copropriété ; la convention signée avec l’opérateur précise ce que paient les utilisateurs.h

Exemple relevé le 21 octobre 2026 sur le site d’un opérateur national, pour une borne de 7,4 kW : abonnement de 6,90 € par mois pendant 6 mois, puis 16,90 € ; kWh à 0,16 € en heures creuses et à 0,26 € en heures pleines (le site ne dit pas si ces prix sont hors taxes ou TTC) ; sans engagement. C’est un exemple daté, pas une moyenne : comparez les conventions.

Tableau 1 · Qui paie quoi, selon le montage

MontageLe compteurQui vous factureLe fournisseurChaque année, vous payezLe rôle du syndic
1. Compteur du logementCelui de votre logementVotre fournisseurLe vôtreVos kWh, et un abonnement plus fort si besoinAucun
2. Parties communesUn sous-compteur MID, derrière le compteur communLe syndic, avec vos chargesCelui de la copropriétéVos kWh au prix de la copropriété, et une part des frais fixes si l’assemblée le décideIl relève et refacture
3. Linky sur votre placeUn compteur Linky réservé à la placeVotre fournisseurLe vôtreUn second abonnement et vos kWhAucun
4. OpérateurLe compteur dédié de l’opérateurL’opérateurCelui de l’opérateurUn abonnement et vos kWhAucun : la convention fixe les prix

Le sous-compteur doit-il être un compteur MID ?

Les textes sur la copropriété et le droit à la prise exigent un comptage individualisé ; aucun ne parle de compteur MID. Mais dès qu’on fait payer à un voisin sa propre consommation, un compteur MID est le choix sérieux : son index sert de référence entre le syndic et vous.

Un compteur MID est un compteur d’énergie dont la précision est certifiée selon la directive européenne sur les instruments de mesure.i Il se reconnaît à son marquage : le sigle CE, suivi d’un M et des deux derniers chiffres de l’année, dans un rectangle (figure 2). Il est protégé contre les manipulations : toute intervention doit laisser une trace.

Sa précision, en clair : en classe B, l’erreur ne peut pas dépasser 2 %, entre 5 et 30 °C.j C’est un plafond, pas l’erreur habituelle d’un compteur en bon état. Sur 2 000 kWh dans l’année, cela fait au plus 40 kWh d’écart, soit moins de 8 € au prix de 0,1985 € le kWh.

On le trouve intégré à certaines bornes, ou en module posé dans le coffret de la borne ou au tableau. Ce qu’il ne fait pas : il ne dit pas qui a rechargé sur une borne partagée, c’est le rôle du badge ; et il ne facture rien tout seul, il faut un relevé et une règle de calcul. Le même compteur sert à rembourser la recharge d’un salarié : voir l’avantage en nature de la recharge.

Comment le syndic calcule-t-il ce que vous devez ?

Aucun texte ne fixe la méthode : l’assemblée générale ou la convention la décide. Pour des travaux collectifs, un projet de contrat de gestion du réseau électrique est même joint à la convocation. Voici la méthode la plus simple à défendre.

Le relevé : l’index de fin moins l’index de début

Le syndic, un membre du conseil syndical ou vous-même, avec une photo datée, relève l’index du sous-compteur ; à distance si la borne est supervisée. On note l’index de départ à la mise en service, puis on relève à date fixe, par exemple à la clôture des comptes ou chaque trimestre, et à chaque changement d’occupant. Le calcul : kWh dus = index de fin − index de début.

Le prix du kWh : celui que paie la copropriété

La base la plus juste est le prix que la copropriété paie elle-même, taxes comprises : le montant TTC de la consommation sur sa facture des services généraux, divisé par les kWh facturés. Aucun texte ne l’impose, mais c’est la règle la plus simple à expliquer en assemblée.

Depuis le 1er février 2025, le syndicat des copropriétaires d’un immeuble unique à usage d’habitation peut souscrire le tarif réglementé.k Pour une résidence de plusieurs bâtiments, ou un immeuble avec des commerces, vérifiez auprès de votre fournisseur.

Attention à l’option Base : au Tarif Bleu, elle n’est plus ouverte aux nouveaux contrats de 9 kVA et plus.l Un nouveau contrat de cette puissance est en heures pleines et heures creuses, à 0,2142 € et 0,1589 € TTC le kWh au 1er août 2026, ou en Tempo. Un contrat Base plus ancien reste en Base, à 0,1985 € TTC le kWh au 1er août 2026, tant qu’il ne change pas de puissance.

Si le contrat commun est en heures pleines et heures creuses, deux choix : un prix moyen de la facture commune, simple ; ou un sous-compteur à deux index et une borne programmée en heures creuses, plus juste mais plus lourd. Les plages ne se choisissent pas : Enedis les fixe, 8 heures par jour, et les modifie peu à peu depuis le 1er novembre 2025. Voir comment recharger en heures creuses.

Les frais fixes : l’abonnement et l’entretien

Si les bornes obligent à augmenter la puissance du compteur commun, l’abonnement augmente pour tout l’immeuble. Le plus juste est de faire payer ce supplément aux seuls utilisateurs des bornes, à parts égales ou selon leur puissance ; si l’assemblée ne décide rien, tout le monde le paie. Par exemple, avec un contrat commun déjà en heures pleines et heures creuses, passer de 9 à 12 kVA coûte 46,53 € TTC de plus par an : 23,27 € chacun pour deux utilisateurs. Prévoyez aussi l’entretien du sous-compteur et les frais de gestion du syndic, selon son contrat.

Comment vous payez, et sur une borne partagée

En pratique, la somme s’ajoute à votre compte de copropriétaire, avec un appel de charges ou à la régularisation annuelle, selon la décision de l’assemblée. Sur des bornes partagées, une supervision, un logiciel relié aux bornes, identifie chaque utilisateur par badge ou par application et sort un relevé par personne. Avec un opérateur, c’est lui qui gère badges et facture.

Notre conseil d’électricien

Le jour de la mise en service, faites noter l’index du sous-compteur et son numéro de série dans un procès-verbal signé par le syndic ou un membre du conseil syndical. C’est le point de départ de tous les relevés : sans lui, la première régularisation devient une discussion.

Ave Green, électricien qualifié IRVE P1 · P2 · P3

Le syndic peut-il refacturer l’électricité au forfait ?

Pour la consommation, c’est déconseillé et contestable. La loi impose une installation qui permet de compter la consommation de chaque borne ; elle ne fixe pas la façon de facturer, et nous n’avons trouvé aucun texte qui interdise un forfait. Mais un forfait sans relevé ignore ce comptage, alors que la loi de 1965 vise justement les charges « individualisées ». Et il est injuste.

Un forfait de 200 € par an correspond à environ 1 000 kWh, soit 5 500 km.m Celui qui roule 22 000 km consomme pour 794 € et paie 200 € : les autres copropriétaires paient la différence, 594 €. Celui qui roule 3 000 km consomme pour 108 € et paie 92 € de trop.

Ce qui peut être au forfait : les frais fixes, comme une part de l’abonnement ou l’entretien, en plus du relevé des kWh, si l’assemblée le décide. Un forfait « en attendant » le sous-compteur est à éviter ; s’il est voté, prévoyez une régularisation sur relevé réel.

Combien coûte l’électricité selon le montage ?

Voici un exemple de calcul pour comparer les montages : ce n’est ni un devis, ni une promesse d’économie. Hypothèses : 2 000 kWh par an au compteur, soit environ 11 000 km,n une recharge en heures creuses, les prix TTC du Tarif Bleu au 1er août 2026 et, pour l’opérateur, l’offre relevée au § 2.

  • 1. Compteur du logement, déjà en heures creuses, passé de 6 à 9 kVA : 366 € de plus sur votre facture, dont 48,25 € d’abonnement.
  • 2. Parties communes : 397 € avec un contrat commun en Base souscrit avant sa fermeture ; de 318 à 428 € en heures pleines et heures creuses, selon la part d’heures creuses.
  • 3. Linky de la place, nouveau contrat de 9 kVA en heures creuses : 556 €, dont 238,60 € d’abonnement.
  • 4. Opérateur, l’exemple du § 2 pour une borne de 7,4 kW, à partir de la deuxième année : 523 €, dont 202,80 € d’abonnement, si ses prix du kWh sont TTC. L’offre ne le précise pas : s’ils sont hors taxes, la facture est plus élevée.

Les frais fixes pèsent lourd quand on roule peu : avec 1 000 kWh par an, le kWh revient à environ 0,40 € avec un compteur Linky réservé à la place. Ils comptent moins quand on roule beaucoup. En échange, le compteur dédié apporte le choix du fournisseur et des heures creuses, sans dépendre du syndic. Pour le prix d’un plein, voir le coût d’une recharge à la maison.

Tableau 2 · L’électricité d’une année, selon les kilomètres

Montage1 000 kWh, environ 5 500 km2 000 kWh, environ 11 000 km4 000 kWh, environ 22 000 km
Parties communes, contrat commun en Base198,50 € · 0,199 € le kWh397,00 € · 0,199 € le kWh794,00 € · 0,199 € le kWh
Opérateur, exemple de la deuxième année, taxes non précisées362,80 € · 0,363 € le kWh522,80 € · 0,261 € le kWh842,80 € · 0,211 € le kWh
Linky de la place, 9 kVA en heures creuses397,50 € · 0,398 € le kWh556,40 € · 0,278 € le kWh874,20 € · 0,219 € le kWh

Que faut-il écrire dans la résolution d’assemblée générale ?

Une règle écrite évite les disputes. Voici les huit points à prévoir ; pour la rédaction, voyez avec votre syndic ou un conseil.

  1. Le montage retenu, et l’emplacement du sous-compteur ou du compteur dédié.
  2. Le compteur : un compteur MID, avec son numéro de série et l’index de départ noté au procès-verbal de mise en service.
  3. Le relevé : qui relève, quand, et comment l’utilisateur peut vérifier (photo, accès au coffret, données de supervision).
  4. Le prix du kWh : la règle de calcul, par exemple le prix moyen TTC de la facture commune sur la période, et sa mise à jour.
  5. Les frais fixes : la part d’abonnement en plus, l’entretien, la gestion ; qui les paie, et comment.
  6. Le rythme de paiement : appel trimestriel ou régularisation annuelle.
  7. Les cas particuliers : panne ou remplacement du compteur, vente du lot, départ d’un locataire, avec un relevé de sortie.
  8. Avec une infrastructure collective : la convention avec Enedis ou l’opérateur fixe déjà ce que paient les utilisateurs ; vérifiez les montants et la durée avant le vote.

Ce qu’en dit un client

« Je tiens à partager mon excellente expérience avec la société Ave Green pour l’installation de ma borne électrique.

L’équipe a été très professionnelle du début à la fin : conseils clairs, accompagnement sérieux et travail soigné. L’installation a été réalisée dans les délais annoncés, avec une grande attention aux détails et une vraie maîtrise technique.

Le chantier a été laissé propre et toutes mes questions ont trouvé des réponses précises. Je suis pleinement satisfait du résultat et du fonctionnement de ma borne.

Je recommande vivement cette entreprise pour leur sérieux, leur efficacité et la qualité de leur service. »

Questions fréquentes sur l’électricité d’une borne en copropriété

Mes voisins paient-ils ma recharge ?

Pas vos kWh, si le comptage est bien fait : le sous-compteur mesure la consommation de votre borne, et le syndic vous la refacture. En revanche, si la puissance du compteur commun augmente pour les bornes, la hausse de l’abonnement est payée par tous, sauf si l’assemblée générale la met à la charge des seuls utilisateurs, ce qui est plus juste.

Comment vérifier le relevé du syndic ?

Demandez-lui les deux index retenus, avec leur date, et le prix du kWh appliqué : le calcul se refait en une minute, l’index de fin moins l’index de début, multiplié par le prix. Comparez avec l’index affiché sur le sous-compteur, ou avec une photo datée. Le point de départ est l’index noté au procès-verbal de mise en service. La résolution d’assemblée générale peut prévoir comment chacun vérifie : photo, accès au coffret ou données de supervision.

Faut-il un badge pour payer la recharge de ma borne ?

Pas pour une borne sur votre place : elle n’est qu’à vous, et le sous-compteur mesure sa consommation. Un badge sert alors surtout à empêcher d’autres personnes de s’y brancher. Sur des bornes partagées, le badge ou une application sert à payer : une supervision identifie chaque utilisateur et donne un relevé par personne. Avec un opérateur, c’est lui qui fournit les badges ou l’application.

Le syndic peut-il me faire payer un forfait ?

La loi impose une installation qui permet de compter votre consommation, sans fixer la façon de la facturer. Un forfait sans relevé ignore ce comptage : il est déconseillé, contestable, et il avantage ceux qui roulent beaucoup. Mieux vaut un relevé réel, plus des frais fixes au forfait, comme une part d’abonnement ou l’entretien, si l’assemblée générale le décide.

Puis-je brancher ma borne sur le compteur de mon appartement ?

Parfois, quand le compteur est proche du parking et que le chemin du câble est sûr. Enedis le déconseille vivement, car les câbles s’entassent dans la gaine technique, et la prime Advenir est refusée pour ce montage. L’électricien tranche après visite.

Avec l’infrastructure d’Enedis, faut-il un deuxième abonnement ?

Oui. Le compteur Linky de votre place a son propre contrat, chez le fournisseur de votre choix, et Enedis ne permet pas aujourd’hui de le fusionner avec celui de l’appartement. Par exemple, 238,60 € par an pour 9 kVA en heures creuses au Tarif Bleu du 1er août 2026 : l’option Base n’est plus proposée à cette puissance pour un nouveau contrat.

Que se passe-t-il si le sous-compteur tombe en panne ?

On le remplace, en notant l’index de l’ancien et celui du nouveau. La consommation de la période sans mesure s’estime, par exemple sur la même période de l’année précédente, puis se régularise. Mieux vaut écrire cette règle dans la résolution d’assemblée générale.

Je suis locataire : qui me facture l’électricité de ma borne ?

Avec un compteur Linky sur la place ou un opérateur, le contrat est à votre nom. Si la borne part des parties communes, le syndic facture en général votre bailleur, qui vous refacture selon ce que vous avez convenu : écrivez-le dans un avenant au bail.

Historique

  • 22 octobre 2026 : rédaction du guide.

Le Tarif Bleu change en février et en août, la quote-part d’Enedis chaque 1er janvier, le tarif du Consuel chaque 1er septembre, et le barème de raccordement d’Enedis le 28 octobre 2026 : ce guide est revérifié à chaque changement.

Pour aller plus loin

Hamza Mayioui, électricien, dirigeant d’Ave Green

Hamza Mayioui

Électricien, dirigeant d’Ave Green · Qualifié IRVE P1 · P2 · P3, électricien habilité

Ave Green est dirigé par Hamza Mayioui, son fondateur, électricien qualifié IRVE P1, P2, P3.

« Artisan électricien, je prépare chaque chantier en amont, je pose du matériel de qualité et je repars en laissant tout propre. Je conseille en priorité des bornes fabriquées en France ou en Europe, mais c’est vous qui choisissez, et si une ligne du devis ne sert à rien, je la retire : je n’aime pas la surfacturation. »

En savoir plus : qui écrit ce guide

Une borne comptée dès le premier jour

Chez Ave Green, un sous-compteur MID est toujours posé avec la borne en copropriété : le syndic a un index fiable dès la mise en service. Nous préparons aussi le dossier pour votre syndic, et nous réalisons les infrastructures collectives. Une borne de 7,4 kW sur votre place de parking, avec comptage individuel : à partir de 1 590 € TTC posée en Loire-Atlantique, 1 698 € TTC hors du département.

L’attestation Consuel n’est pas comprise, et les démarches auprès d’Enedis et du fournisseur d’électricité sont faites par vous. Rien à payer avant la pose : vous réglez une fois votre borne installée. Labellisé Advenir. Voir notre offre de borne de recharge en copropriété.

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